Résumé

René de Mont-Louis Jocrisse soldat, épisode de la conquête d'Alger… (1865)

Après une nuit de bon sommeil sur le foin, les trois nouveaux amis, Jocrisse, Duchet, Lantoure, se réveillaient aux sons éclatants du tambour qui battait la diane, et des clairons des voltigeurs qui sonnaient le réveil, et après s'être secoués pour faire tomber les brins de fourrage, ils reprenaient le sac et la clarinette avec laquelle ils allaient jouer aux Algériens un petit air varié.
Source : Gallica

René de Mont-Louis Jocrisse soldat, épisode de la conquête d'Alger… (1865)

Jocrisse se mit à crier on voyant passer entre ses mollets un de ces projectiles d'un nouveau genre ; et son premier mol, dans son effroi, fut le cri habituel des soldais: Aux armes! Dumanet répéta le cri et bientôt dix hommes, le sabre en main, se précipitaient à leur secours. Mais l'ennemi auquel ils avaient affaire, plus effrayé qu'eux, s'enfuyait à toutes jambes. Les soldats accourus reconnaissaient quatre lapins qui couraient comme des dératés, à travers le camp. D'autres soldats les avaient aperçus aussi. Alors commença dans tous le camp une poursuite mêlée de cris, de rires et de chutes
Source : Gallica

René de Mont-Louis Jocrisse soldat, épisode de la conquête d'Alger… (1865)

Et disant cela,-il étendait les bras et vacillait sur ses jambes. Un camarade courut à son aide ; mais à ce moment-là même, la nature vint au secours du pauvre Jocrisse, qui se sentait évanouir. Un bruit souterrain avertit les assistants de cet accident, et Dumanet reçut sur sa capote le superflu du dîner que l'estomac de Jocrisse refusait de garder plus longtemps.
— Mais nom d'une bombe, s'écria Dumanet, tu ne pouvais pas lâcher tes écluses ailleurs que sur ma capote, animal.
— Oh! ma culotte en a la plus grosse part, dit Jocrisse un peu remis, mais aussi fort embarrassé, de sa contenance.
Source : Gallica

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