Résumé

Claude-Antoine Rozet Relation de la guerre d'Afrique pendant les années 1830 et 1831… (1832)

En tournant les yeux vers Alger, les grands murs blancs de la Casbah venaient frapper la vue; les énormes canons qui les armaient n'osaient plus tirer. Les forts de la marine étaient presque tous abandonnés, et on ne voyait plus que quelques Arabes errer en désordre dans les casemates et le long du môle. Alger la guerrière est vaincue; encore quelques instants, l'univers, mis à contribution, sera vengé, et le Dey viendra aux pieds de notre général demander pardon de son odieuse conduite envers la France.
Source : Gallica

Claude-Antoine Rozet Relation de la guerre d'Afrique pendant les années 1830 et 1831… (1832)

En marchant par des chemins creux, impraticables, bordés de fortes haies, nous nous avancions lentement vers le sommet des montagnes, en cherchant partout le château de l'Empereur, et poussant devant nous quelques Arabes qui fuyaient à toutes jambes. L'artillerie nous suivait malgré les difficultés du terrain; mais on était souvent obligé d'abattre des haies et de combler des fossés pour la faire passer. En arrivant au pied du mont Boujareah, des Arabes et des Maures, embusqués derrière les haies et dans les maisons, tirent sur l'état-major à bout portant.
Source : Gallica

Claude-Antoine Rozet Relation de la guerre d'Afrique pendant les années 1830 et 1831… (1832)

Trois compagnies réunies au quartier-général furent chargées de protéger la retraite : on arriva jusqu'au bivouac du général d'Escars sans être attaqué ; mais là l'ennemi, embusqué derrière les haies et les murs, sortit de tous côtés en jetant de grands cris, et faisant pleuvoir une grêle de balles sur les Français: ceux-ci ripostèrent vigoureusement. L'artillerie lança quelques obus, mais malgré cela le nombre des assaillants augmentait considérablement : des groupes composés d'hommes à
pied et à cheval se montraient de tous les côtés.
Source : Gallica

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