Jean-Toussaint Merle,
La prise d'Alger, racontée par un témoin
(1930)
“ C'était une des plus belles horreurs dont la guerre puisse offrir le spectaclel. Du pied de ces ruines, je vis devant moi, à une demi-lieue, la ville d'Alger2, dont les maisons et les terrasses éblouissantes de blancheur, se détachaient sur le bleu foncé de la mer, qui venait baigner ses murailles; la Cassauba terminait, du côté de la terre, son enceinte, qui ressemblait à une vaste carrière ; le drapeau blanc, brillant de tout son éclat, flottait dans les airs, sur le haut du kiosque du dey. Ce même pavillon couvrait la superbe baie d'Alger, où les vaisseaux de toute la flotte 1. ”
