Résumé

Les Prussiens à Evreux. Histoire héroï-comique d'un journaliste français et d'un préfet allemand… (1871)

Au milieu des lâchetés et des vilenies sans nombre qui de la part de tant de Français ont accru les horreurs de l'invasion, au milieu de cette universelle défaillance, politique comme militaire, qui a été le plus puissant auxiliaire des Prussiens et leur a donné leur honteuse victoire, il est une vérité qu'il importe de constater, c'est que partout la presse, et surtout la presse démocratique, les journalistes républicains, sont demeurés dignes et fiers, ont lutté, résisté jusqu'au dernier jour.
Source : Gallica

Les Prussiens à Evreux. Histoire héroï-comique d'un journaliste français et d'un préfet allemand… (1871)

M. Boué (de Villiers) va s'asseoir, chapeau sur la tête, dans un fauteuil qui lui est familier : quand il venait là naguère causer avec son ami l'honorable M. Fléau, préfet de l'Eure, c'était son fauteuil.
Le cavalier se place debout, l'œil et l'oreille au guet, près du « brisonnier », qui, voyant le préfet s'avancer vers lui, croit devoir retirer son chapeau. Mais il ne s'agit pas de se découvrir. Le préfet prussien mâchonne quelque chose au factionnaire et lui ordonne de faire lever son prisonnier.
Source : Gallica

Les Prussiens à Evreux. Histoire héroï-comique d'un journaliste français et d'un préfet allemand… (1871)

Quand une ville n'avait pas été suffisamment docile, on appelait ce régiment dans ses murs pour rançonner, piller, sucer jusqu'à l'os les habitants. Aussi, ces mêmes officiers allemands dont je parlais tout à l'heure s'indignaient-ils que le préfet Von Porembski ait fait venir le 43e à Evreux, cité qui s'était montrée « si bonne et si hospitalière » pour l'armée prussienne Ils s'en exprimèrent même vertement vis-à-vis de lui dans une séance de couseil de guerre.
Source : Gallica

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