Arthur Le Creps

Résumé

Arthur Le Creps Pro patriâ ! Sus aux espions !… (1897)

Comment veut-on qu'un Allemand inspire aux enfants la haine de son propre pays ? A la place des viriles leçons qu'il faudrait à leur âme, il leur versera le poison de l'oubli, les philtres qui énervent et qui endorment.
C'est contre ce danger qu'il faudrait nous prémunir, Messieurs les législateurs ; c'est contre ce mal que je vous demande une loi d'exemple et de sécurité.
L'enseignement public est à l'abri d'une pareille trahison, car nul ne peut en faire partie s'il ne possède pas la qualité de Français
Source : Gallica

Arthur Le Creps Pro patriâ ! Sus aux espions !… (1897)

Mais mon chasseur, Miquelet, d'Argelès-sur-Mer, qui ne m'a pas quitté, se souvient, très bien des détails précis de cette scène qui nous revint en mémoire quand nous apprîmes que ces bandes de musiciens n'étaient pas autre chose que des missions d'officiers d'état-major se livrant à l'étude topographique et militaire de toutes nos frontières.
Aujourd'hui, on ne croit plus au Prussien dans notre Midi et on s'imagine qu'une fois la zone de l'Est dépassée, l'espionnage n'est plus à craindre.
Source : Gallica

Arthur Le Creps Pro patriâ ! Sus aux espions !… (1897)

Garantissez-la contre toutes les entreprises de ses ennemis. Abritez l'âme de la jeunessse contre le souffle empoisonné de l'enseignement allemand. Et faitesnous, si vous en avez le temps, entre deux renversements de ministères, une bonne petite loi qui sera ainsi conçue :
Aucun étranger, à moins d'autorisation personnelle du Gouvernement français donnée par décret rendu en Conseil des ministres, ne sera admis à enseigner à un titre quelconque, ni à surveiller, dans les établissements d'instruction publique ou privée en France.
Source : Gallica

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