Résumé

Hippolyte Duboy Cour de cassation, chambre criminelle…

« Attendu qu'en accusant le journal l'Union, de l'Ouest, dont M. de Cumont était le rédacteur et M. Stofflet le gérant, de connivence avec l'ennemi, et de trahison envers la patrie en danger, les motifs de l'arrêté imputent évidemment aux plaignants des faits qui portent atteinte à leur honneur; que cette imputation a acquis une gravité tout exceptionnelle par l'affichage de l'arrêté dans toutes les communes du département alors, que les esprits étaient surexcités par l'invasion prussienne, et que l'intention de nuire est prouvée par cette publication inusitée. »
Source : Gallica

Hippolyte Duboy Cour de cassation, chambre criminelle…

Attendu qu'en admettant que ces articles eussent la portée générale que leur attribue le prévenu, on ne saurait prétendre que l'ordre de commettre un crime ou un délit soit compris dans les choses pour lesquelles l'obéissance hiérarchique est commandée; qu'en droit, comme en morale, un préfet ne doit pas l'obéissance à l'ordre de violer la loi pénale
Source : Gallica

Hippolyte Duboy Cour de cassation, chambre criminelle…

Ce serait là une vaine subtilité, car un arrêté de suspension doit être motivé; les motifs sont liés intimement au dispositif qu'ils justifient, et, au cas particulier, les motifs ont été prescrits expressément par le ministre.
Dépêche du 29 décembre : — « Prenez un arrêté dans lequel vous direz que : — Vu l'état de guerre dans lequel se trouve le département de Maineet-Loire; — attendu que les articles séditieux publiés par le journal l'Union de l'Ouest constituent une véritable connivence avec l'ennemi; — le préfet de Maine-et-Loire autorisé suspend l'Union de l'Ouest pour deux mois. »
Source : Gallica

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