Nicolas-Louis-Marie Magon La Gervaisais

Résumé

Nicolas-Louis-Marie Magon La Gervaisais Sur la censure facultative et la suspension judiciaire… (1828)

LE salut de l'Etat commande la conservation de la censure facultative , de la suspension judiciaire : il s'agit seulement d'en prévenir l'abus, d'en garantir l'exercice.
A l'égard de la censure, que le pouvoir en soit attribué au Conseil privé, avec un nombre égal de ministres d'Etat et à la majorité des deux tiers; que l'expression de circonstances graves, soit développée et caractérisée avec exactitude; et que l'usage de cette faculté subisse l'investigation des Chambres, pour être approuvé ou condamné.
Source : Gallica

Nicolas-Louis-Marie Magon La Gervaisais Sur la censure facultative et la suspension judiciaire… (1828)

Laissez donc la lettre en paix, et donnez la chasse à l'esprit. Si l'esprit parle seul, agit seul, ne vous eu prenez qu'à lui; saisissez le sens plutôt que les mots, la pensée plutôt que les phrases. Pour punir équitablement, pour prévenir efficacement, il importe d'apprécier la culpabilité sous un aspect qui soit pris de haut, qui embrasse l'ensemble, et en raison de l'effet moral que l'oeuvre tendait à produire.
Source : Gallica

Nicolas-Louis-Marie Magon La Gervaisais Sur la censure facultative et la suspension judiciaire… (1828)

« Dans le cas où l'esprit d'un journal, ou écrit périodique, résultant d'une succession d'articles, serait de nature à porter atteinte à la paix publique, au respect dû à la religion, à l'autorité du Roi, à la stabilité des institutions, etc., etc.; les cours royales pourront en audience solennelle , prononcer sa suspension, d'abord pour un mois, puis pour trois mois, et après la double récidive , sa suppression définitive. »
Lisez et tremblez : voilà que toutes nos libertés sont en péril flagrant ; voilà que l'arbitraire est installé en grande pompe.
Source : Gallica

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