Nicolas-Louis-Marie Magon La Gervaisais, De la domination des journaux (1828)
“ On parle souvent de l'esprit de Voltaire et de Rousseau, de l'esprit des lois et de l'histoire, de l'esprit du royalisme, du libéralisme. Chaque acte rend un trait partiel de l'esprit ; la suite des actes rend l'image complète de l'esprit : attendu que l'homme, aussitôt qu'il s'élance hors de la sphère animale, est tout esprit. Sans garder tant de réserve, la loi eût été plus claire et plus vraie à la fois, en parlant de l'esprit de parti d'un journal; et certes, nul ne se serait élevé contre cette manière de s'exprimer; nul n'aurait nié les dangers, n'aurait repoussé les garanties. ”
