Nicolas-Louis-Marie Magon La Gervaisais

Résumé

Nicolas-Louis-Marie Magon La Gervaisais De la domination des journaux (1828)

On parle souvent de l'esprit de Voltaire et de Rousseau, de l'esprit des lois et de l'histoire, de l'esprit du royalisme, du libéralisme. Chaque acte rend un trait partiel de l'esprit ; la suite des actes rend l'image complète de l'esprit : attendu que l'homme, aussitôt qu'il s'élance hors de la sphère animale, est tout esprit.
Sans garder tant de réserve, la loi eût été plus claire et plus vraie à la fois, en parlant de l'esprit de parti d'un journal; et certes, nul ne se serait élevé contre cette manière de s'exprimer; nul n'aurait nié les dangers, n'aurait repoussé les garanties.
Source : Gallica

Nicolas-Louis-Marie Magon La Gervaisais De la domination des journaux (1828)

Mais quel est le moteur qui, se tenant derrière les coulisses, tient les fils , et à son caprice fait jouer les marionnettes du grand théâtre de l'opinion ? Le journalisme ! D'un coup de baguette , il jette les esprits en crise , les agite à tort et à travers , puis les plonge dans le sommeil.
De tout temps , soit que le sang ou le sort ait décidé de leurs destinées , les Français se sont montrés rebelles , au moins en opinion , à la loi formelle, à la puissance ostensible, et serviles jusque de conscience, à l'influence occulte, à la prépondérance intellectuelle.
Source : Gallica

Nicolas-Louis-Marie Magon La Gervaisais De la domination des journaux (1828)

Sans dire que le monopole, trop sujet à tourner à la faction, à la révolte , ne peut être réprimé par la justice , séduite ou effrayée, ne doit être comprimé que par la censure écrasante, abrutissante.
L'abus tue l'usage : de même que l'arbitraire amena une réaction de licence, de même le monopole conduira à l'oppression de la liberté.
Source : Gallica

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