Jacques-Joseph-Guillaume-Pierre de Corbière

Résumé

Jacques-Joseph-Guillaume-Pierre de Corbière La Censure jugée par MM. Corbière et de Villèle… (1824)

L'orateur, effrayé le premier du sinistre tableau que sa main avait tracé, a cherché un appui au trône de nos rois , dans une nation nouvelle, innocente de la révolution dont elle est née, mais qui n'est pas son ouvrage , et qui vient commander aux partis le silence et l'inaction. Ainsi, dans les oracles, une Jérusalem nouvelle s'élève dans le lointain sur les ruines de la cité perfide.
Mais cette nation nouvelle ne serait, par malheur, qu'une nouvelle illusion, un contraste brillant dans un tableau trop rembruni, plutôt qu'une réalité sur laquelle la raison puisse s'appuyer avec confiance.
Source : Gallica

Jacques-Joseph-Guillaume-Pierre de Corbière La Censure jugée par MM. Corbière et de Villèle… (1824)

Ce n'est pas une propriété, dites-vous; et cependant vous savez comme nous que supprimer un journal c'est ruiner le propriétaire; et remarquez avec quelle cruelle indifférence on se joue de cette propriété. Le propriétaire est ruiné sans même qu'on puisse lui imputer le plus souvent une faute réelle.
Dans l'état actuel qu'il s'agit de continuer, tout journal est assujetti à une censure préalable.
Source : Gallica

Jacques-Joseph-Guillaume-Pierre de Corbière La Censure jugée par MM. Corbière et de Villèle… (1824)

Il est vrai cependant qu'il existe encore quelques hommes épars, que le bonheur de leur obscurité a mis à l'abri des coups de la révolution, et que la modération de leur caractère a préservés de ses faveurs. Si un peu de sagesse, sans gloire à la vérité, puisqu'elle a été sans péril, pouvait leur mériter du moins un peu d'estime , ils seraient loin d'avoir l'arrogante présomption de commander à tous le silence et l'inaction.
Source : Gallica

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