Louis-Jules Trochu

Élements biographiques

Louis-Jules Trochu,  Une page d'histoire contemporaine devant l'Assemblée nationale (1871)

“ Hélas, cet orgueil devait être cruellement puni, et dans la garde nationale, et dans l'armée!
La garde nationale fut tout, les troupes de ligne ne furent plus rien, et vous pouvez en juger par deux des rapports auxquels je réponds. Ils ont été écartés, parce que'leurs auteurs ont disparu; mais, si voulez bien prendre la peine de les lire, vous verrez qu'il y est dit : « La garde nationale est prête à tout, en fait de courage, d'organisation, d'aptitude; elle peut, quand on voudra, percer les lignes prussiennes ; quant à la ligne, elle n'est guère bonne qu'à crier : « Vive la paix ! »
”
Source : Gallica

Louis-Jules Trochu,  Oeuvres posthumes... (23 octobre 1896… (1896)

“ Liberté effective, responsabilité proportionnelle, voilà les éléments de l'éducation politique par laquelle les peuples modernes, dont l'excès de la civilisation et de la richesse a affaibli le ressort moral, peuvent devenir guérissables. Voilà pour les gouvernants et les gouvernés, dans l'état actuel des esprits en Europe, la condition de l'équilibre social et politique, la formule du progrès avouable et honnête. Elle substitue dans leurs rapports mutuels la droiture à la finesse, la confiance à la défiance, et chez les gouvernés le respect produit de l'estime ne tarde pas à naître. ”
Source : Gallica

Louis-Jules Trochu,  L'Empire et la défense de Paris devant le jury de la Seine… (1872)

“ La consternation fut grande, il est vrai. Presque tous les morts portaient des noms connus dans le monde, dans les lettres, dans les arts, dans la marine et dans l'armée H. Regnault, Frank Mitchell, Perodeaud.
Seveste, Perelli, Montbrison, Lesseps, Coriolis, Rochebrune! Pardonnezmoi, chers morts, de ne pas vous citer tous Mais si l'on pleurait, on ne songeait encore qu'à vous venger. On lisait avec plus d'étonnement que d'épouvante les dépêches en style macabre où le gouverneur cherchait à méduser la population, en ne lui parlant que de blessés, de brancardiers, de morts et d'enterrements.
”
Source : Gallica

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