Isidore Latour de Saint-Ybars

Élements biographiques

Isidore Latour de Saint-Ybars Le Comte de Gowrie, drame en 3 actes et en prose… (1836)

STUART.
Je vais en instruire le roi.
SCÈNE VI.
RUTHWEN, puis WILLIAM.
RUTHWEN.
Oh ! qu'il me tarde de revoir William , et d'embrasser Marie. Pauvre William , il ne me reconnaîtra pas. Je suis heureux, heureux dans ma vengeance et dans mon amour. Toutes ces nobles dames sont belles sans doute , mais leurs charmes ne réveillent que la volupté ; la beauté de Marie, fait rêver du ciel; l'amour qu'elle m'inspire , est comme une seconde innocence. Ah! je suis heureux!. Ce soir un duel, et demain , demain le vieux château de Gowrie ouvrira ses grandes portes pour me recevoir.
Source : Gallica

Isidore Latour de Saint-Ybars Sur la loi contre les associations… (1834)

Il vous sied bien de vous immiscer dans des associations d'humanité; il vous sied bien de pénétrer des mystères, de bienfaisance que la pudeur des honnêtes gens veut cacher ! Vous ne trouverez pas en France des hommes assez vils pour vous demander l'autorisation d'être généreux. Quelle honte pour l'humanité, si vos lois, qui n'empêchent pas le crime, pouvaient intimider l'honneur et la vertu ! Lorsqu'on est coupable d'un crime, on peut alors s'adresser à vous ; qui tue peut épargner, le crime est sous votre dépendance, et c'est à vous de savoir jusqu'à quel point vous pouvez le punir.
Source : Gallica

Isidore Latour de Saint-Ybars Le Comte de Gowrie, drame en 3 actes et en prose… (1836)

Assez, William, assez. J'accepte la haine à mort que mon père me lègue.
WILLIAM.
Savez-vous ce que c'est que la haine à mort ?
RUTHWEN.
Oui. oui. je n'ai pas oublié ce que tu m'as appris lorsque j'avais dix ans : la haine à mort est celle qui ne peut attendre ni la justice des hommes , ni celle de Dieu ; qui grandit avec le temps, et accepte toutes les vengeances. C'est une haine ardente et perfide, constante et hardie, terrible et calme ; une haine qui recherche le père dans le fils , qui n'est pas appaisé par la honte et la mort, qui poursuit sa victime jusque dans la tombe et le néant.
Source : Gallica

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