Résumé

Montesquieu, bon Français (1814)

“ Vous me demandez, diroit-il, si la France doit reconnoître les Anglois pour législateurs? C'est plutôt à vous de me dire, si vous voulez être François : car vous savez apparemment que les lois d'un pays conviennent rarement à un autre ; et vous jugez aisément si la France et l'Angleterre sont dans le cas de l'exception ; si la nation, dont le propre est une certaine ouverture de coeur, une sérénité naturelle, une joie dans la vie, doit subir les lois de la tristesse et de l'impatience ”
Source : Gallica

Montesquieu, bon Français (1814)

“ Voulez-vous reconnoître de plus près combien cette liberté que prétend assurer la constitution d'Angleterre, est de nature bornée, il suffit de lire la définition qu'en donne Montesquieu, « C'est, dit-it, cette tranquillité d'esprit qui provient de l'opinion que chacun a de sa sûreté; et pour qu'on ait cette liberté, il faut que le gouvernement soit tel, qu'un citoyen ne puisse pas craindre un autre citoyen (XI, 6) » Or, les abus d'autorité ne sont qu'une seule branche des maux que chacun peut avoir à craindre de ses semblables ”
Source : Gallica

Montesquieu, bon Français (1814)

“ En effet, dans la Monarchie, le prince est la source de tout pouvoir politique et civil. Ces lois fondamentales supposent nécessairement des canaux: moyens par où coule la puissance ; car s'il n'y a dans l'état que la volonté momentanée et capricieuse d'un seul, rien ne peut être fixe, et par conséquent aucune loi fondamentale.
Le pouvoir intermédiaire subordonné le plus naturel , est celui de la noblesse ; elle entre en quelque sorte dans l'essence de la monarchie, dont la maxime fondamentale est : point de monarque , point de noblesse ; point de noblesse, point de monarque
”
Source : Gallica

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