Résumé

Brizey-Fradin Essai sur la tolérance politique et religieuse (1800)

La force de répulsion dans les corps comprimés, est toujours égale à celle de la pression. Ainsi, tout être offensé est disposé, de sa nature, à repousser l’agression, par l’emploi des moyens semblables à ceux de l’offensant. La réaction partit donc du sein de la convention, si long-temps opprimée, elle ne s’arrêta qu’au moment où ses membres virent qu’ils alloient en être les victimes.
Les partisans des Bourbons, habiles à profiter de tout, s’emparèrent de ce mouvement réactionnaire, en faisant déverser sur tous les amis de l’égalité politique, l’odieux du gouvernement révolutionnaire.
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Brizey-Fradin Essai sur la tolérance politique et religieuse (1800)

La fortune et les pouvoirs sont sans doute des dons brillans, mais fragiles, puisqu’ils ne dépendent souvent que des caprices du sort et de l’inconstance humaine ; peut-être même n’y a-t-il de certain que ce que l’on tient de la Nature et de soi-même. Contemplons l’Univers ; toutes les productions y sont variées à l’infini : du choc des élémens contraires naît l’équilibre, cette immense variété, ces grands contrastes concourent à l’harmonie
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Brizey-Fradin Essai sur la tolérance politique et religieuse (1800)

La constitution de l’an 8 remplit donc le but des amis de l’égalité politique.
Il est une différence bien essentielle à établir entre les partisans d’un gouvernement, dirigé par l’autorité d’un seul, et les partisans des Bourbons. Nous sommes revenus aux principes de la tolérance politique, qui nous apprend que nous avons tous reçu des penchans variés ; que l’ame, ainsi que le corps, a sa physionomie, ses traits caractéristiques, par conséquent ses affections indépendantes des lois, qui ne peuvent exiger des citoyens que le respect pour l’ordre établi.
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