Résumé

Fernand Martin Essai sur la liberté politique en France… (1889)

En un mot, il faut conquérir la Liberté par la Liberté. Qu'à côté des prédicateurs de plus en plus délaissés du socialisme révolutionnaire, des utopistes, des irrités et des envieux, des chaires s'élèvent d'où tomberont des paroles de réconciliation et de concorde ; que du haut des tribunes où se sont fait entendre des cris de haine et de colère, où se sont développées les théories anarchiques, des voix autorisées examinent librement les grandes questions qui divisent les masses et préparent des solutions compatibles avec la dignité humaine et le respect des citoyens les uns pour les autres.
Source : Gallica

Fernand Martin Essai sur la liberté politique en France… (1889)

Cette sécurité, il faut qu'on la retrouve non-seulement dans l'exercice de la justice au sens juridique du mot, mais encore dans tous les actes de la vie politique aussi bien que de la vie civile, car sans la sécurité il n'y a pas d'indépendance et l'état de crainte est l'indice le plus sûr de l'état d'oppression.
Il serait téméraire d'affirmer que la sécurité existe de nos jours pour chaque citoyen. Il en sera ainsi tant que la politique sera intimement liée, aux personnes et que les principes seront sacrifiés aux intérêts et aux influences
Source : Gallica

Fernand Martin Essai sur la liberté politique en France… (1889)

Vous serez conspué, car ces déclassés sont les pires ennemis de toute Liberté qui limiterait leur licence.
Et ce qu'il y a de pire, c'est que ce déclassement se produit aussi bien dans les classes moyennes que dans les humbles. Seulement dans celles-là l'ambition dominante est d'arriver à une situation politique, de diriger de près ou de loin les destinées du pays. C'est une véritable obsession.
Si le laboureur veut devenir notaire ou médecin, le moindre tabellion, le plus obscur docteur aspire à devenir député.
Source : Gallica

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