Résumé

L. de Girardin,  A M. Pagès de l'Ariège, ou Député de l'Ariège… (1830)

“ Le Chef du Gouvernement est aux yeux du peuple un tyran, et ses subordonnés autant de despotes. Il en résulte défiance de part et d'autre. L'intérêt général n'a plus d'influence; chacun se renferme dans son intérieur, songe à sa sûreté, à son intérêt particulier. Une mesure quelquefois nécessaire est toujours appelée vexatoire : vient-elle à soulever une partie de la population , elle appelle aussitôt à son aide le peuple disposé, dans l'état de compression où il se trouve, à voler au secours des opprimés, poussé en même temps par le désir de recouvrer la jouissance de ses droits. ”
Source : Gallica

L. de Girardin,  A M. Pagès de l'Ariège, ou Député de l'Ariège… (1830)

“ Quant à la surcharge des contributions : il est juste que chacun de nous, en raison de sa fortune, contribue au bien-être de ses concitoyens. Des réflexions plus approfondies vous amèneraient à penser que les impôts doivent suivre les progressions de la population et de la prospérité du pays, afin d'assurer de l'ouvrage et des secours, en cas de besoin, à tous les habitans. Vaincre l'intérêt particulier en faveur de l'intérêt général, doit être le but de tout législateur, en démontrant que les contributions sont une véritable banque nationale, utile à tous, et à chacun en particulier ”
Source : Gallica

L. de Girardin,  A M. Pagès de l'Ariège, ou Député de l'Ariège… (1830)

“ Cette similitude accoutumera, de plus en plus, les habitans de toutes les parties de la France à se regarder comme les enfans de la même famille, disposés, les uns envers les autres, à tous les sacrifices, et à se porter mutuellement secours lorsque l'intérêt public l'exigera.
La force des choses, qui nous oblige à confier notre puissance executive à un Chef, quel que soit son titre, ne peut nous empêcher de penser que le pouvoir dont il est revêtu peut l'entraîner, par fois, à s'écarter des lois constitutionnelles, en cherchant à les renverser.
”
Source : Gallica

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