L. de Girardin

Élements biographiques

L. de Girardin A M. Pagès de l'Ariège, ou Député de l'Ariège… (1830)

Le Chef du Gouvernement est aux yeux du peuple un tyran, et ses subordonnés autant de despotes. Il en résulte défiance de part et d'autre. L'intérêt général n'a plus d'influence; chacun se renferme dans son intérieur, songe à sa sûreté, à son intérêt particulier. Une mesure quelquefois nécessaire est toujours appelée vexatoire : vient-elle à soulever une partie de la population , elle appelle aussitôt à son aide le peuple disposé, dans l'état de compression où il se trouve, à voler au secours des opprimés, poussé en même temps par le désir de recouvrer la jouissance de ses droits.
Source : Gallica

L. de Girardin Le véritable programme, ou ce qui fut fait…

Alors c'était à qui le dirigerait : les républicains, avec la persuasion que la république seule constitue la
liberté; les partisans de l'ancien régime, avec la conviction que l'édifice social ne pouvait reposer que sur un seul pilier, la légitimité. Les libéraux proclamaient bien la Souveraineté nationale comme le principe fondamental de tout contrat social ; mais ils se divisèrent sur sa mise en action, la majorité retenue par la crainte que cette puissance, dont les pouvoirs n'étaient pas assez déterminés, ne fût, après une révolution, la cause de grands désordres.
Source : Gallica

L. de Girardin A M. Pagès de l'Ariège, ou Député de l'Ariège… (1830)

Cette similitude accoutumera, de plus en plus, les habitans de toutes les parties de la France à se regarder comme les enfans de la même famille, disposés, les uns envers les autres, à tous les sacrifices, et à se porter mutuellement secours lorsque l'intérêt public l'exigera.
La force des choses, qui nous oblige à confier notre puissance executive à un Chef, quel que soit son titre, ne peut nous empêcher de penser que le pouvoir dont il est revêtu peut l'entraîner, par fois, à s'écarter des lois constitutionnelles, en cherchant à les renverser.
Source : Gallica

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