Jacques Bonsens Lettre de Jacques Bonsens, l'Artésien… (1834)

Pour vous faire une idée d'un grand État où manque l'unité monarchique, centre du pouvoir, figurez-vous un vaisseau sans pilote, qui, à la première tourmente, irait se briser contre les rochers. De même qu'il y aurait danger à confier à plusieurs personnes la barre du gouvernail; ainsi un grand État doit être conduit par une main assez ferme pour tenir le timon des affaires, c'est-à-dire, par le pouvoir royal, tel que la Charte l'a constitué, balancé par d'autres pouvoirs qui forment l'utile contrepoids de l'autorité souveraine.
Source : Gallica

Jacques Bonsens Aux paysans, à ceux qui veulent vivre en travaillant (18..)

Si Dieu le tout puissant qu'ils insultent et bravent daignait prendre en pitié le peuple français, et qu'il nous permît de sortir sains et saufs des griffes de ces brigands , nous lui rendrions une action de grâces éternelle; nous nous empresserions alors de mettre sur un vaisseau rapide, en partance pour la Calédonie, tous ces communards, ces lâches insulteurs de femmes, ces ennemis de l'ordre et de la société qui sèment la haine entre les citoyens, qui ne reculent devant aucun moyen pour arriver à la curée, et nous souhaiterions un bon voyage à toute cette clique coiffée du bonnet vert.
Source : Gallica

Jacques Bonsens Lettre de Jacques Bonsens, l'Artésien… (1834)

CE QUE SERAIT LA RÉPUBLIQUE.
Ce qu'elle a été alors ; elle le serait encore si elle venait à surgir des débris de nos institutions monarchiques. Les mêmes causes, les mêmes passions, produisent toujours les mêmes résultats, en dépit de la volonté des hommes qui croient tout diriger quand ils ne font que céder au torrent. Dans les révolutions, on veut n'aller que jusqu'à un certain point; on est tout surpris d'étre dépassé, entraîné par le flot populaire dont on n'est plus maître, bien au-delà du but qu'on s'était d'abord proposé.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature