Résumé

Jacques Bonsens Aux paysans, à ceux qui veulent vivre en travaillant (18..)

Si Dieu le tout puissant qu'ils insultent et bravent daignait prendre en pitié le peuple français, et qu'il nous permît de sortir sains et saufs des griffes de ces brigands , nous lui rendrions une action de grâces éternelle; nous nous empresserions alors de mettre sur un vaisseau rapide, en partance pour la Calédonie, tous ces communards, ces lâches insulteurs de femmes, ces ennemis de l'ordre et de la société qui sèment la haine entre les citoyens, qui ne reculent devant aucun moyen pour arriver à la curée, et nous souhaiterions un bon voyage à toute cette clique coiffée du bonnet vert.
Source : Gallica

Jacques Bonsens Aux paysans, à ceux qui veulent vivre en travaillant (18..)

Il existe une autre catégorie de gens qui te méprise encore, brave cultivateur, et qui répète sans cesse que le peuple n'est pas libre, que le paysan est dans la misère et l'esclavage, et qu'il faut briser tes fers, etc. Vraiment pour ceux-là, il y a de quoi rire, car s'il existe des arrogants, des vaniteux, des gens stupides, des niais, des présomptueux, des gens sans coeur, des insolents, c'est dans cette classe de la société qu'il faut jeter les filets, la pêche sera miraculeuse.
Source : Gallica

Jacques Bonsens Aux paysans, à ceux qui veulent vivre en travaillant (18..)

Paysan, apprends à connaître tes véritables amis, défie-toi de ceux qui te flattent et qui ne t'adressent la parole qu'au moment des élections pour te faire des promesses mensongères, défie-toi de tous ces emballeurs qui se moquent de toi et te méprisent?
Cependant, brave campagnard, tu vaux bien mieux qu'eux ; tu n'as peut-être pas le dehors aussi brillant, mais ce que tu as est à toi et si tu ne marches que dans des sabots ferrés, du moins tu ne les dois pas au marchand ; si tes habits ne sont pas d'une grande finesse, ils sont plus chauds et tu les as payés
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature