“ Mais, pour nous, notre lien avec le peuple est si immédiat, si évident, il est tellement clair que notre richesse est produite par sa misère, ou sa misère par notre richesse, qu’il nous est impossible de ne pas voir pourquoi le peuple a faim. Est-ce qu’un peuple qui, dans les conditions où il vit, c’est-à-dire avec ces impôts, ce manque de terre, cet abandon et cette sauvagerie, doit produire tout le travail énorme dont nous jouissons sous la forme du confort et de toutes sortes de distractions, est-ce que ce peuple peut ne pas avoir faim ? ”
Léon Tolstoï
Résumé
“La Famine”, est une œuvre de Léon Tolstoï. Des thèmes tels que réfectoires, paysans ou arroche y sont abordés.
Citations de La Famine (Léon Tolstoï)
“ C’est une grosse erreur que de croire qu’un ménage de paysans ne gagne que ce qu’il reçoit de son lopin de terre et ne dépense que ce qu’il mange. Dans la plupart des cas, ce qu’il reçoit de son lopin de terre ne forme que la plus petite partie de ce qu’il gagne. La principale source de revenu pour le paysan est constituée, dans tous les cas, par son travail et celui de sa famille, soit qu’ils travaillent sur une terre prise en fermage, soit pour un propriétaire, soit comme ouvriers chez les autres, ou à une industrie quelconque. Tout le monde travaille dans une famille de paysans. ”
“ Ensuite, tandis qu’un bœuf ne peut pas trouver lui-même de la nourriture dans son étable, l’homme se procure cette nourriture lui-même ; de plus, c’est l’homme que nous avons l’intention de nourrir, qui obtient lui-même, dans les conditions les plus dures, la nourriture que nous voulons lui donner. Nourrir le paysan, c’est comme si, au printemps, lorsque l’herbe est déjà poussée, au lieu de laisser le bétail brouter l’herbe lui-même, on le tenait à l’étable en cueillant pour lui cette herbe et en privant ainsi le troupeau d’une force énorme dont l’absence le fait périr. ”
