Pierre César

Résumé

Pierre César Les soupes scolaires (1890)

Maintenant tous les postes lucratifs ou honorifiques, qu'ils soient pris dans la politique, l'administration, l'industrie ou le commerce, sont accessibles à chacun pour vaincre les obstacles, il suit d'être vaillant, d'un caractère droit et souple et d'une intelligence large et claire. Ces hommes de talent, ou de génie, dont nous parlions tout à l'heure, sont bien les fils de leurs propres œuvres et c'est grâce, en partie, à cette nécessité de les envoyer à l'école que de pauvres familles ont eu et ont toujours le bonheur de triompher avec eux.
Source : Gallica

Pierre César Les soupes scolaires (1890)

L'enseignement portera ses fruits Au bout du semestre, ce petit, qui, si les Soupes n'avaient pas existé, aurait manqué souvent l'école et eût été mal nourri, arrive au printemps avec un visage plus gai et un bagage de connaissances plus lourd. L'institution des Soupes scolaires n'aurait-elle que ce résultat qu'elle s'imposerait aussitôt dans les centres de population un peu nombreuse, où, en d'autres mots, les difficultés de la vie sont plus grandes, la misère plus profonde et-ce qu'il ne faut pas non plus perdre de vue-le développement physique et intellectuel exige plus de soins.
Source : Gallica

Pierre César Les soupes scolaires (1890)

Ah comme ils font pitié, ces enfants au visage bleui par les bises qui soufflent dans les rues, lorsqu'ils s'en vont en classe, leurs corps frêles grelottant sous des habits que ne remplacent pas à temps ni la bourse presque toujours vide des parents, ni les largesses nécessairement mesurées des bureaux ou sociétés de bienfaisance. Si la faim est l'ennemie de l'instruction, ou, en tout cas, un grave obstacle, le froid ne contribue pas non plus à ses progrès.
Source : Gallica

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