Résumé

Antoine de Saporta Un Petit centre agricole en Basse-Provence

EN BASSE-PROVENCE A l’époque où nous vivons, les conditions matérielles de l’existence, intimement liées à l’organisation même de notre société, envisagée au point de vue moral, se transforment avec une rapidité si vertigineuse que, dans peu d’années, les souvenirs du « bon vieux temps » auront disparu, presque sans laisser de trace, sous l’influence de cette évolution torrentielle qui entraîne tout, hommes, choses, idées.
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Antoine de Saporta Un Petit centre agricole en Basse-Provence

Dans le Bas-Languedoc, le Bordelais, le centre et l’est de la France, la nécessité de la culture intensive de l’arbuste d’une part, ou les convenances locales d’autre part, restreignant les vignobles à certains points favorisés, avaient fait adopter les plantations dites « à plein », c’est-à-dire l’exclusion de toute culture étrangère pour les terrains plantés en vigne. Mais en Provence, où la vigne croissait presque sans soins et pouvait prospérer à peu près partout, on avait recours à la plantation dite « en oulières ».
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Antoine de Saporta Un Petit centre agricole en Basse-Provence

Aussi, quoique les paysans, en présence d’un ciel trop peu nuageux, invoquent de tous leurs vœux averses ou orages, ils n’en conviennent pas moins que, somme toute, les années sèches sont les plus favorables à l’agriculture.
Si on examine la déclivité du versant de la Trévaresse qui fait face à la Durance, les traces d’érosion des eaux pluviales se manifestent au premier coup d’œil. Les parties dénudées des flancs de la colline sont sillonnées de rigoles qui représentent, d’une manière concrète et extrêmement nette, les hachures des topographes ou « lignes de plus grande pente. »
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