Résumé

Les paroles d'un proscrit, la France devant le siècle (1871)

Aussi l'Empire, pour se glisser à la place de la République, avait eu beau répondre au grand citoyen qui vient de tenir dans sa main les destinées de la patrie, Thiers, L'Empire c'est la paix, quand il lui criait, L'Empire c'est la guerre ; il n'a pu se soustraire à cette fatalité du despotisme, et l'Empire n'a été qu'une suite non interrompue de guerres et de troubles internationaux, accomplis contre la volonté de la France par les caprices d'un seul homme et de ses courtisans avides et sans patriotisme !
Source : Gallica

Les paroles d'un proscrit, la France devant le siècle (1871)

La France, si fatalement éprouvée, ne pourra-t-elle jamais voir briller à sa tête l'autorité vénérable et pure d'un gouvernement patriotique et libéral"? Ne verra-t-elle jamais le trésor de ses destinées confié à des hommes d'un noble caractère, qui soient sans passion de parti comme sans haine personnelle, et qui ne poursuivent pas d'autre but que le triomphe et le règne de la justice et du droit? Cherchera-t-elle toujours dans la forme du pouvoir la stabilité de ses institutions politiques, qui ne peut se trouver que dans leur parfaite harmonie avec le caractère et les aspirations du pays?
Source : Gallica

Les paroles d'un proscrit, la France devant le siècle (1871)

Je ne vois donc, en dehors de la république honnête, que la dynastie de 1830 qui, par sonpassé, ses traditions simples et patriarcales, son libéralisme politique et sa loyauté, puisse inspirer au peuple la confiance dans l'avenir, source indispensable de son respect de l'autorité et de sa docilité aux lois. Elle seule peut concilier l'ordre et l'autorité avec la liberté, et faire régner sur le trône la simplicité du gouvernement républicain et l'austérité des moeurs qui fortifie, dans la nation, le développement de la morale publique.
Source : Gallica

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