Résumé

P. Christian Dieu et France. Agonie de la Révolution… (1850)

Le pouvoir public ne saurait se refaire qu'à son
origine, c'est-à-dire dans la volonté nationale.
Les questions se simplifient; les anciennes dénominations de partis n'ont plus de sens; les opinions, que les événements ont déçues, se rapprochent et s'entendent; l'unité se reforme derrière la révolution, sur le terrain de l'intérêt général.
Encore un pas, et un grand siècle peut naître du triomphe de la vérité et de la raison.
Mais, on ne saurait trop le redire, ce pas à faire est immense; il doit franchir un gouffre où le moindre vertige peut entraîner le pays.
Source : Gallica

P. Christian Dieu et France. Agonie de la Révolution… (1850)

Dans le projet d'organiser la garde nationale, je n'ai nulle vue ultérieure relative au dehors; je le déclare. Je ne pense qu'à la sûreté, au repos, à la stabilité de la France au dedans. Poursuivez donc ce grand travail de la garde nationale; que chaque citoyen connaisse son poste au besoin ; que M. Cambacérès, que voilà, soit dans le cas de prendre son fusil si le danger le requiert ; et alors vous aurez vraiment une nation maçonnée à chaux et à sable, capable de défier les siècles et les hommes. Je relèverai, du reste, cette garde nationale à l'égal de l'armée de ligne.
Source : Gallica

P. Christian Dieu et France. Agonie de la Révolution… (1850)

L'opposition se forme au sein de la nation. Les ambitieux, les intrigants, les utopistes deviennent les meneurs de cette opposition, et les catastrophes se préparent.
Qu'est-ce que la nation? C'est un être collectif qui n'est d'aucun parti, mais qui les comprend tous ; qui veut la liberté pour produire et acquérir, la sécurité pour recueillir et conserver, l'égalité devant-la loi. La nation, c'est la raison sociale sous laquelle sont réunis tous les intérêts combinés, même ceux des partis opposés.
Source : Gallica

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