J. de Kernevel

Résumé

J. de Kernevel Fastes de la milice citoyenne… (1850)

PRENEZ GARDE A vous!... la France est en péril !...
Ecoutez la voix d'un vieux soldat.
Sur vous seules aujourd'hui repose le salut de la société tout entière.
Notre brave armée vous préservera de l'invasion étrangère.
Mais vous, conservez-nous la paix intérieure.
Mais les ennemis des éternels principes que vous représentez vous entourent de pièges et de complots.
Un seul moment d'oubli de vous-mêmes peut livrer une brèche, par laquelle s'élanceront, jusqu'au coeur de la patrie, tous les fléaux que forge l'anarchie dans les bas-fonds de nos cités.
Source : Gallica

J. de Kernevel Fastes de la milice citoyenne… (1850)

Contre les menaces du dehors, nous avons cinq cent mille hommes, d'excellents généraux, un matériel formidable, et la nation pour arrièregarde.
Au premier bruit de guerre grondant sur nos frontières, la France n'a qu'une réponse à faire: déchirer les traités de 1815, pour en charger ses canons.
Contre les menaces de l'intérieur, nous avons la garde nationale, c'est-à-dire que chaque foyer a un soldat, et que chaque ville est un camp retranché, où les conspirateurs sont cernés de toutes parts.
Il ne peut pas se lever un pavé de nos rues, sous les pieds de la milice citoyenne.
Source : Gallica

J. de Kernevel Fastes de la milice citoyenne… (1850)

C'est que vainement l'esprit des hommes s'épuise en voeux, en créations de systèmes, ou en restauration de défroques politiques. Ils ne feront pas que ce qui sort invinciblement de la dislocation de la société présente ne soit la nécessité du pouvoir. On brise un pouvoir, c'est pour arriver à un autre. Le pouvoir est le besoin profond, interne, secret de tous les hommes ; c'est le but de tous les révolutionnaires qui prêchent l'anarchie sur les toits.
Source : Gallica

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