Camille Ernouf Bignon

Résumé

Camille Ernouf Bignon Notice sur M. Édouard Delamarre… (1881)

S'il est vrai que le bonheur de l'homme consiste dans le bien qu'il peut faire, Emile Delamarre a été heureux, et son père n'aura d'autre diversion à ses maux que de se vouer avec plus d'ardeur que jamais à la défense des intérêts et à la satisfaction des besoins de chacun d'entre nous. Accablé d'afflictions, M. Delamarre, nous en sommes convaincu, car nous connaissons son âme active et dévouée, ne demande pas mieux que d'être accablé de nos affaires. Le zèle du député est appelé désormais à imposer un peu de silence et de répit à la douleur du père.
Source : Gallica

Camille Ernouf Bignon Notice sur M. Édouard Delamarre… (1881)

Dès lors, M. Delamarre dit adieu au monde, et s'il ne donna pas sa démission de député, c'est que le devoir, auquel il avait consacré toute sa vie, lui commandait de rester sur la brèche, et qu'il s'était promis de vouer au service de son pays toutes les forces de son intelligence et de son dévouement.
La coalition des partis hostiles à l'Empire, qui s'accusait chaque jour, rendait d'ailleurs plus utile que jamais le concours de tous les hommes dévoués à la dynastie.
Source : Gallica

Camille Ernouf Bignon Notice sur M. Édouard Delamarre… (1881)

Préfet, et préfet laborieux pendant dix-sept ans, M. Delamarre connaissait à fond le mécanisme de notre organisation administrative, financière et militaire ; les questions agricoles, industrielles et religieuses, les questions spéciales de travaux publics et de l'enseignement lui étaient familières. Dans toutes ces matières, il possédait sur beaucoup de ses collègues, avocats, journalistes ou hommes du monde, la supériorité que donne la longue pratique. On l'écoutait toujours avec intérêt; en matière d'administration pratique, ses avis faisaient loi.
Source : Gallica

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