Résumé

Louis Bertry Vie de Léon de Jouvenel, député de la Corrèze… (1931)

Un député, inconnu jusque-là, la retraça en traits sanglants: « On pouvait arrêter le Piémont, s'écria-t-il, seulement il fallait le vouloir. La révolution incarnée dans Orsini, voilà ce qui a fait reculer la France. Qui êtes-vous? Que voulez-vous être ? Etes-vous révolutionaire, êtes-vous conservateur, êtes-vous simplement spectateur du combat? Il est temps de regarder la révolution en face et de lui dire: Tu n'iras pas plus loin. La pensée que j'exprime n'est pas celle d'un adversaire, mais celle d'un homme sincère, dévoué à trois choses: son pays, son gouvernement, sa conscience. »
Source : Gallica

Louis Bertry Vie de Léon de Jouvenel, député de la Corrèze… (1931)

Les électeurs ne contractent plus la fièvre électorale, à moins de circonstances tout exceptionnelles les intéressant directement. Les questions politiques, les idées de dignité de la Chambre, de dignité du gouvernement, n'ont d'action que sur les esprits d'élite, très peu nombreux, il faut le reconnaître, et très peu influents. C'est la poésie de la question électorale. La prose, c'est-à-dire la réalité, c'est le maire rural faisant l'élection dans sa commune. Un désir du sous-préfet, du préfet, c'est la loi suprême; les maires ne sortent pas de là.
Source : Gallica

Louis Bertry Vie de Léon de Jouvenel, député de la Corrèze… (1931)

Je ne suis pas l'ennemi du gouvernement, vous le savez ; je ne demande qu'à lui donner loyalement mon concours. Pourquoi m'en veut-il d avoir pensé qu'il était assez fort pour entendre ce que j'ai cru être la vérité? Pourquoi brise-t-il l existence d'un sous-préfet intelligent et dévoué parce qu'il est mon ami? Pourquoi brise-t-il l'existence d'un conseiller de préfecture, parce qu'il est mon beau-frère? Pourquoi blesse-t-il un honnête conseiller général rallié d'hier, parce qu'il est mon ami?
Source : Gallica

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