Auguste Vivien

Résumé

Auguste Vivien Études administratives (1845)

Le service le plus réel qui puisse être rendu à la science est de combler cette lacune en appelant le public tout entier a connaître l'administration, par l'exposé simple et véridique de tout ce qui la constitue, de ses principes et de ses œuvres. Quelques personnes, qui ne comprennent le pouvoir public qu'entouré de mystère, et qui pensent qu'il commande d'autant plus à l'opinion que son organisation est plus reléguée dans l'ombre, redoutent cette publicité. Elles ont tort : le secret ne sert que les mauvais gouvernements, et le nôtre est fondé tout entier sur la publicité.
Source : Gallica

Auguste Vivien Études administratives (1845)

Aucune corruption n'est plus détestable que celle des délégués de l'état : elle déshonore le pouvoir, altère les mœurs publiques, et tourne contre les intérêts privés les forces créées pour les protéger. Nos lois lui ont réservé des sévérités exceptionnelles; mais un pouvoir sage, en prévenant le mal, s'épargne la douleur de le punir, et malheur à l'administration qui ne trouverait sa sauvegarde que dans la répression des lois ! Nous aimons à dire qu'en France la probité règne dans les régions du pouvoir. On y ignore les habitudes de vénalité qui flétrissent tant d'administrations étrangères.
Source : Gallica

Auguste Vivien Études administratives (1845)

L'amour du devoir est la première vertu de l'homme public, vertu féconde et qui vivifie la lettre morte des règlements. Si elle venait à s'éteindre, l'action du pouvoir suprême languirait le plus souvent vaine et impuissante, et le fonctionnaire ne serait plus qu'un vil agent, exécutant servilement une consigne, n'obéissant qu'à l'intérêt ou à la force, et se jouant de toute obligation qu'il pourrait éluder impunément.
Source : Gallica

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