Michel Binet, La protection de la liberté individuelles contre les arrestations et détentions arbitraires… (1936)
“ Ainsi un juge d'instruction, qui lance sciemment un mandat d'arrêt contre un individu qu'il sait innocent du crime dont il l'inculpe, commet un acte arbitraire. Ce qui caractérise donc à nos yeux l'acte arbitraire, c'est non tout à fait l'intention criminelle, mais bien plutôt le mobile, le motif d'action de son auteur. Une telle faute nous semble appeler une sanction rigoureuse. La peine de la dégradation civique n'est pas excessive pour châtier le magistrat, qui utilise ses pouvoirs sur la liberté individuelle à la satisfaction de ses caprices ou de ses haines personnelles. ”
