Henri Welschinger

Henri Welschinger

Résumé

Portrait de Henri Welschinger Henri Welschinger La Censure sous le premier empire… (1887)

Celui qui parle au public par l'impression est comme celui qui lui parle dans une assemblée : et certes personne ne contestera au Souverain le droit d'empêcher que le premier venu ne harangue le peuple. L'imprimerie n'est point un commerce : il ne doit donc pas suffire d'une simple patente pour s'y livrer ; il s'agit ici d'un état qui intéresse la politique, et dès lors la politique doit en être le juge.
Source : Gallica

Portrait de Henri Welschinger Henri Welschinger La Censure sous le premier empire… (1887)

« La police, déclarait-il, est un moyen extrême qu'on ne doit pas employer dans la marche habituelle de l'administration. La police arrête le débit des ouvrages dangereux, et jusqu'ici elle a eu, sur ce point, une influence incalculable. Il ne faut pas qu'on puisse supprimer, par une simple décision, un livre déjà imprimé i. » L'Empereur, qui montrait ainsi sa défiance contre Fouchë et son esprit d'envahissement, conseillait la création d'un tribunal de Censure, en laissant les auteurs libres d'y recourir ou non.
Source : Gallica

Portrait de Henri Welschinger Henri Welschinger La Censure sous le premier empire… (1887)

Limitation du nombre des imprimeurs, de crainte que plusieurs, faute de travail, ne consentissent à composer des ouvrages dangereux pour le gouvernement; surveillance rigoureuse et incessante de la presse, confiée aux agents de l'intérieur et aux agents de la police; droit pour le directeur de la librairie de briser les presses et de cartonner les ouvrages; procès-verbaux, confiscations, amendes, emprisonnements, saisies, tout l'attirail d'une oppression légale, tel était le fond même du décret du 5 février 1810.
Source : Gallica

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