Résumé

Alexandre Baudouin Notice sur la police de la presse et de la librairie sous la monarchie… (1852)

Tout en dirigeant les journaux d'une manière sourde et occulte, le ministre laissa l'exercice de l'imprimerie jouir d'une entière liberté. Il se plaisait même à favoriser la publication de brochures d'opinions très-opposées, dont il fournissait à ses agents les matériaux tirés des archives de son ministère ; c'était pour lui une pierre de touche avec laquelle il tâtait l'opinion publique et réglait sa politique, suivant la sensation que produisaient ces diverses publications.
Source : Gallica

Alexandre Baudouin Notice sur la police de la presse et de la librairie sous la monarchie… (1852)

Il y avait au ministère de la police une commission d'écrivains distingués, chargés de la rédaction des journaux, dont la mission consistait à commenter les actes et la politique de l'Empereur, à préconiser ses victoires, déjà burinées dans les bulletins de la grande Armée, et, dans les moments de calme, à instruire, à distraire, à amuser, si l'on veut, l'esprit public.
Ces mêmes écrivains, obéissant alors à l'enchantement (1) universel, sans être courbés sous la servitude, devinrent, sous le régime parlementaire, les défenseurs les plus éloquents et les plus zélés de la liberté (2) .
Source : Gallica

Alexandre Baudouin Notice sur la police de la presse et de la librairie sous la monarchie… (1852)

Dans les nombreux ouvrages publiés sur le gouvernement impérial, on a reproché à Napoléon d'avoir comprimé l'opinion publique par les entraves dont il avait environné la presse.
Il faut faire une distinction à ce sujet. La presse n'est pas l'opinion publique, mais simplement son expression vraie ou fausse. Elle est elle-même soumise à bien des vicissitudes, tantôt recherchée, tantôt abandonnée ; on peut aller jusqu'à dire que dans certaines circonstances elle n'est pas toujours la véritable représentation de la pensée générale.
Source : Gallica

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