Constant Hilbey

Résumé

Constant Hilbey Réponse à tous mes critiques (1846)

Vénalité des journaux. Ce titre un tant soit peu hardi a, dans son expression peu parlementaire, mais forte comme tout ce qui sort de la voix du peuple, fait frémir, dit-on, d'illustres plumes périodiques : les attaques en diffamation s'élèvent, les rédacteurs de certaines feuilles, ajoute-t-on encore,
pâlissent de crainte; on presse les visites, on enfouit les cartons de nature un peu compromettante, puis on se donne de l'assurance, on grimace au lieu de rire, on a l'air de braver le jour de la justice, mais au fond on meurt de frayeur de demeurer écrasé sous le poids du scandale !
Source : Gallica

Constant Hilbey Réponse à tous mes critiques (1846)

Ma foi, vivent les ennemis ! seulement je ferai à celui-ci un mot de réponse. Car malgré l'attention avec laquelle il lisait ma brochure, il paraît ne l'avoir pas comprise : au lieu de m'accuser parce que je me plains, il aurait dû voir que je n'ai payé le théâtre et les journaux que pour acquérir le droit de me plaindre d'un abus devenu général, et que si je me plains, ce n'est pas pour mon compte, mais pour le compte des jeunes gens de talent que l'on opprime tous les jours en faveur d'un tas de charlatans de mon espèce.
Source : Gallica

Constant Hilbey Réponse à tous mes critiques (1846)

Maintenant M. Hilbey se plaint de la vénalité de la presse qui ose vendre ses réclames et ses annonces!
Qui vous parle de réclames et d'annonces; si j'avais dit que les journaux vendaient leurs annonces, je n'aurais rien appris, puisqu'ils les affichent eux-mêmes; j'ai dit que les journaux se vendaient, et je l'ai prouvé. De quoi voulez-vous donc qu'elle vive?
Ah ! nous y voilà. De quoi voulez-vous que les journaux vivent s'ils ne se prostituent pas? Qu'ils meurent, les misérables, plutôt que de vivre d'opprobre !
Source : Gallica

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