Émile Pourésy

Résumé

Émile Pourésy Le testament de ma vieillesse… (1947)

Vous voulez sauver la race, le pays, la France, allez-y, mais détruisez d'abord cette pourriture qu'est la prostitution réglementée et sa sœur cadette ou sa sœur aînée, la prostitution libre. Le salut de la France présent et futur est à ce prix. Et il sera un gain certain, énorme et durable, si les chefs de la destinée de la Patrie ont le courage de supprimer illico le monstre insatiable, la goule horrible qui risquent d'engloutir la vie, la dignité, l'honneur, la volonté, l'idéal, l'âme même d'une grande partie de la jeunesse de la France.
Source : Gallica

Émile Pourésy Le testament de ma vieillesse… (1947)

Vaincu par l'âge, par l' usure de la machine humaine, mais ni découragé, ni moins ardent pour l'idéal de toute ma vie, ni, pour le moment, diminué dans mes moyens intellectuels, je suis contraint de déposer les armes, autrement dit, de cesser mon action publique.
Je remercie, ici, tous ceux qui, de près ou de loin, m'ont aidé à accomplir ma longue et lourde tâche, soit au service de la Ligue française pour le relèvement de la moralité publique, soit au service du Relèvement social et de l'Abolitionnisme et à la Fédération des Sociétés contre l'immoralité publique.
Source : Gallica

Émile Pourésy Le testament de ma vieillesse… (1947)

Ne vous occupez plus de moi, Monsieur Pourésy, je retourne à la prostitution.
Les hommes de tous les temps, de toutes les races, de toutes les couleurs ont, plus ou moins, réussi à civiliser la prostitution des femmes, mais ils n'ont pas encore eu le courage et la loyauté de supprimer cette honteuse et scandaleuse exploitation sexuelle de la femme par l'homme.
C'est le crime des crimes d'avoir ainsi souillé le sein auguste des mères ; c'est une lâcheté que l'homme n'arrivera sans doute jamais à civiliser ni à transformer en un acte sacré.
Source : Gallica

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