Adolphe Retté,
Au pays des lys noirs: Souvenirs de jeunesse et d'âge mûr
“ C'est un petit homme trapu, aux épaules massives, doué d'un ventre qui se permet de bedonner. Sa tête toute ronde grisonne. Une moustache en brosse coupe sa face débonnaire. Ses yeux jaunes n'offrent qu'une expression très inoffensive sous des sourcils en broussaille.Car Jean Grave n'est pas méchant. Il appartient à cette catégorie d'anarchistes qui se plaisent surtout à rêver l'âge d'or communiste dont ils voudraient gratifier l'humanité.Ce qui ne l'empêche pas de rédiger des diatribes où, grisé de sophismes slaves, il préconise les chambardements les plus extrêmes. ”
