Adolphe Retté,
Au pays des lys noirs: Souvenirs de jeunesse et d'âge mûr
“ Ah! l'imagination, c'est une admirable faculté pour un poète. Mais elle lui est aussi parfois bien néfaste!Tant qu'il s'agit de forger des strophes d'un sentiment intense, elle lui rend les plus grands services, mais dès qu'il dépose la plume pour rentrer dans la vie quotidienne — la froide et dure vie quotidienne — elle lui joue autant de tours que pourrait le faire une fée malicieuse.Si, par surcroît, comme Verlaine, le poète est doué d'un tempérament ardent, s'il manque d'énergie pour résister aux impulsions de son extrême sensibilité, il sera entraîné aux plus grands écarts. ”
