Résumé

Lucien Darville Un monde nouveau, réponse à Édouard Drumont (1889)

Nos libertés les plus essentielles ont été violées et confisquées.
Nous n'avons aucune alliance en Europe.
L'agriculture se meurt et les campagnes se dépeuplent de plus en plus, car la terre ne peut plus nourrir celui qui la cultive.
Dans nos villes, l'industrie et le commerce sont aux abois, et l'ouvrier meurt de faim devant l'usine fermée.
Partout la propriété s'effondre.
Si un tel régime devait continuer, ce serait, en effet, à brève échéance, la banqueroute, le déshonneur, la fin de la France, et, comme l'a dit M. Drumont, la Fin d'un Monde.
Source : Gallica

Lucien Darville Un monde nouveau, réponse à Édouard Drumont (1889)

Nous regrettons de constater que M. Drumont n'est ni plus aimable, ni plus équitable envers les membres du sexe qu'on a appelé la plus belle moitié du genre humain.
Il nous représente les femmes de l'aristocratie française sous le plus triste aspect, oubliant qu'à Paris surtout, il y a toujours eu un essaim de femmes légères, frivoles, qui ne voient de la vie que le côté séduisant, c'est-à-dire le plaisir, et pour qui le devoir est un mot vide de sens.
Mais pourquoi faire rejaillir sur toute une caste l'indignité de quelques-uns de ses membres?
Source : Gallica

Lucien Darville Un monde nouveau, réponse à Édouard Drumont (1889)

Non seulement il ne croit pas à cette fin d'un monde qu'on lui présente comme imminente, mais il sait parfaitement qu'avec l'arme moderne dont il dispose, c'est-à-dire avec le bulletin de vote, il tient dans ses mains les destinées du pays.
Sous un certain rapport, malgré les ruines amoncelées de tous côtés, la longue expérience que la France a faite des diverses nuances de la République a eu son utilité. Le peuple français n'ignore plus ce que ce régime lui a donné en place des libertés, de l'égalité, de la fraternité, de la prospérité, du bonheur universel qu'on lui avait promis.
Source : Gallica

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