Jean Grave,
Les Aventures de Nono
“ Nono ouvrit les mains, l’oiseau agita ses ailes avant de prendre son essor ; puis, joyeux, il s’éleva en l’air, claironnant à son sauveur, en guise d’adieu, un chant d’allégresse. Cet intermède avait fait oublier à notre voyageur la soif qui le pressait ; mais lorsqu’il eut vu disparaître l’oiseau, il la sentit le chatouiller un peu plus fort. Il reprit donc sa marche, continuant à quêter d’un œil inquiet quelque fruit à une branche d’arbre, et surtout si, à travers le gazon, il ne découvrirait pas une source fraîche ou il pût se désaltérer à longs traits. ”
