Victor Méric,
À travers la jungle politique et littéraire…
“ Il y a eu, enfin, le Jaurès ennemi de la guerre, le Jaurès pacifiste, celui qu’on a assassiné. Tous ces Jaurès confondus n’en font qu’un : l’homme du progrès, l’homme de l’idée, le Défenseur du prolétariat, l’Apôtre. Et par-dessus tout, le Tribun. Il était l’homme de la foule ! Il lui fallait les vastes salles houleuses, où se pressent les multitudes enthousiastes. C’était là que son génie prenait son libre essor. Ceux qui ne l’ont pas entendu sont bien à plaindre. Ils n’entendront jamais rien de semblable. Ils ne sentiront jamais ce que c’est que l’Éloquence — mieux le Verbe fait Homme ! ”
