Victor Méric,
À travers la jungle politique et littéraire
“ Le mot « renégat » claque comme un fouet. Ce qu’on peut entendre sur la personnalité de Gustave Hervé, c’est inouï. Pour les uns, c’est un vendu, livré pieds et poings liés à la bourgeoisie qui le paie. Pour d’autres, il ne cède qu’à la vanité et à la manie du scandale. On rappelle les propos de Paul Lafargue : « Hervé tire des pétards pour faire retourner le passant ! » La vérité, c’est qu’on le connaît fort mal. Moi qui ai vécu des années à ses côtés et qui, je puis le dire, le « sais par cœur », je ne saurais souscrire à de tels jugements définitifs. Hervé vendu ? Il n’a pas le sou. ”
