Résumé

S Deynaud La Situation et la révision, par S. Deynaud… (1883)

Les majorités n'ont pas le droit d'aliéner leur souveraineté dans les mains d'un homme, d'une race, d'une classe, parce que cet acte est la négation de leur principe. Donc le suffrage universel n'a pas le droit de voter une constitution monarchique, même oligarchique. Le suffrage universel n'a pas le droit d'empêcher un seul citoyen de travailler; il ne peut laisser à un monarque, à une race, à une classe, la faculté de régler arbitrairement les conditions du travail. La constitution doit donc mettre au-dessus du suffrage universelle droit à la République et le droit au travail.
Source : Gallica

S Deynaud La Situation et la révision, par S. Deynaud… (1883)

C'est surtout la souveraineté nationale que veut émanciper M. Clémenceau. M. Clémenceau devrait savoir que le plus grand despote du peuple est l'ignorance; et il procède comme si le peuple était conscient de lui-même, comme s'il ne s'agissait que de le délivrer d'une main puissante qui l'opprime. Il faut éduquer le suffrage universel ; les phrases creuses des révisionnistes n'avanceront pas beaucoup l'heure de son émancipation.
Source : Gallica

S Deynaud La Situation et la révision, par S. Deynaud… (1883)

Eh bien, je dis qu'une telle Constitution est jugée et ne saurait durer plus longtemps : il faut que tous les honnêtes gens s'entendent pour la réviser et la remplacer par une autre, — qui ne sera peut-être pas parfaite, mais sera assurément moins mauvaise. Il faut arriver à placer la souveraineté dans le peuple même et, pour cela, un seul moyen légal : la révision de la Constitution.
Source : Gallica

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