Léo-Paul Desrosiers, Les Engagés du Grand Portage
“ Dans leurs rêves les plus insensés, ils n’avaient jamais imaginé la torture du froid dans les vêtements mouillés, des immersions répétées dans une eau où la glace fond encore, de l’engourdissement des membres inférieurs quand souffle un vent du nord ou de l’ouest, la souffrance des pieds où l’épiderme disparaît, par larges plaques, les difficultés des portages, les dangers du courant, des rapides, la lourdeur des pièces sur les épaules, quand on suit des sentes à peine tracées dans la forêt ? ”
