Alexandre Fromentin, Lettre adressée à M. Alphand, inspecteur général des ponts et chaussées… (1871)
“ J'appuyai ma tête sur la rampe du balcon; je me mis à pleurer comme un enfant ! Le tir du Père-Lachaise poursuivait son atroce besogne. Je voyais briller l'éclair des canons à travers le feuillage des arbres funéraires, j'entendais crier dans l'air les bombes à pétrole, qui, parties non loin de moi, allaient aviver là-bas les épouvantables fournaises ! Je restai là comme paralysé, anéanti, jusqu'à Taube, le cœur brisé dans les angoisses ! Enfin, quand je crus pouvoir sortir sans être arrêté par les sbires de la Commune, je courus à l'avenue de Vincennes. ”
