Résumé

Alexandre Fromentin Lettre adressée à M. Alphand, inspecteur général des ponts et chaussées… (1871)

J'appuyai ma tête sur la rampe du balcon; je me mis à pleurer comme un enfant !
Le tir du Père-Lachaise poursuivait son atroce besogne. Je voyais briller l'éclair des canons à travers le feuillage des arbres funéraires, j'entendais crier dans l'air les bombes à pétrole, qui, parties non loin de moi, allaient aviver là-bas les épouvantables fournaises !
Je restai là comme paralysé, anéanti, jusqu'à Taube, le cœur brisé dans les angoisses !
Enfin, quand je crus pouvoir sortir sans être arrêté par les sbires de la Commune, je courus à l'avenue de Vincennes.
Source : Gallica

Alexandre Fromentin Lettre adressée à M. Alphand, inspecteur général des ponts et chaussées… (1871)

Quoi ! on nous accuse d'avoir SERVI LA COMMUNE?
Mais, Monsieur, j'en appelle à votre saine appréciation : l'épithète de serviteurs de la Commune, même dans le rôle complétement neutre que nous remplissions, n'implique-t-elle pas une sorte de complicité avec des malfaiteurs ? N'est-ce pas une injure d'autant plus offensante qu'elle est d'autant plus gratuite? Mes collègues et moi, nous la repoussons de toute notre énergie, et, pour ma part, je la renvoie à ceux qui me l'appliquent.
Source : Gallica

Alexandre Fromentin Lettre adressée à M. Alphand, inspecteur général des ponts et chaussées… (1871)

Petites misères dont on se moque, il est vrai, lorsque, comme certains chefs de service trop copieusement rétribués, et qui n'ont guère autre chose à faire qu'à forger contre nous des notes désobligeantes, on est assis devant un bon feu, ou mollement couché sous la douce chaleur d'un riche édredon.
Source : Gallica

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