Fontaine de Rambouillet

Résumé

Fontaine de Rambouillet La Commune de Paris, son passé… (1870)

Voilà nos maires de Paris. Tout cela est pour les yeux ; pour qu'on dise monsieur le maire et qu'on croie qu'il y en a un.
Mais, en vérité, citoyens, il n'y en a pas. A la tête de la grandecité, on a un préfet de la Seine,— Haussmann, et un préfet de police, — Piétri.
Il y a bien une commission municipale ; mais comme les maires de Paris et d'ailleurs, elle est nommée par décret impérial et ne vote que quand on lui demande.... si tant est qu'elle vote !
Ce régime est tombé—ignominieusement...—sans que nous ayons eu la satisfaction de le balayer nous-mêmes !
Source : Gallica

Fontaine de Rambouillet La Commune de Paris, son passé… (1870)

Les conseillers émettre des voeux qu'on n'écoute pas, et le maire, nommé par le pouvoir, et révocable à son gré, attendre inerte l'impulsion préfectorale.
Voilà pour la province.
Et Paris! donc.
Paris n'a pas même cette ombre de municipalité.
On l'a partagé en vingt arrondissements. Mais l'arrondissement n'est pas une personne morale, c'est une simple division administrative, — pour l'utilité des bureaux.
Des maires sans commune, sans conseillers municipaux (des conseillers municipaux, pourquoi faire ?) , sans autorité de police, sans budget, sans matière administrable !
Source : Gallica

Fontaine de Rambouillet La Commune de Paris, son passé… (1870)

La Commune achetait des blés et les charriait à Paris à grand'peine (car les convois étaient fréquemment pillés) ; elle faisait la mouture et vendait à perte aux boulangers. Quoi qu'elle fît, la famine vint. On cria aux accapareurs, non sans raison peut-être ; mais la cause véritable du mal était dans la confiance disparue. L'activité commerciale, paralysée par la crainte, ne subvenait plus aux approvisionnements de la capitale. — La faim inassouvie rend féroce.
Source : Gallica

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