Résumé

Les révolutions : plus ça change… (1871)

La République est incontestablement la meilleure forme de gouvernement; elle donne satisfaction à toutes les aspirations, utilise toutes les capacités, assure la dignité individuelle, garantit tous les droits.
Comme corollaire, elle impose des devoirs. Or, en France, si nous sommes très-forts pour la revendication des droits, nous résistons volontiers à l'accomplissement des devoirs; aussi sommes-nous portés à faire de l'opposition au gouvernement quel qu'il soit.
Le gouvernement est à la fois le débiteur et le créancier de la nation; il doit la protection et la sécurité
Source : Gallica

Les révolutions : plus ça change… (1871)

Ce qu'ils recherchent aussi, les meneurs, c'est le soldat. Que n'ont-ils pas fait pour le séduire et pour le détourner de son devoir ! Ils l'ont appelé frère; ils l'ont cajolé, flatté, entouré; ils lui ont inspiré le mépris des chefs et prêché l'horreur de la discipline ; tant et si bien que le soldat français, cet héroïque combattant, démoralisé, hésitant, a perdu le secret de la victoire !
C'en était fait de la France, si M. Thiers n'avait pas, en quelques semaines, reconstitué notre armée et ne lui avait pas inspiré la noble ardeur dont il est animé.
Source : Gallica

Les révolutions : plus ça change… (1871)

Nous sommes et nous serons toujours les mêmes, nous les conservateurs, nous les victimes. Nous gémissons dans notre coin, mais nous tendons le cou. Nous aurions bien le droit de nous défendre, cependant, car c'est nous qui payons. Eh! mon Dieu! c'est toujours le résultat final. Après chaque Révolution il faut combler le goufre du déficit. Les ambitieux, les meneurs, passent en jugement et sont plus ou moins exécutés, quand ils n'ont pas eu le temps de s'échapper.
Source : Gallica

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