Avianus,
''Fables'', ''Distiques moraux''…
“ Pour vous, mourant de faim, vous attendez longtemps dans vos vastes forêts qu’une proie tombe en vos domaines. Venez donc, comme moi, offrir votre cou à la chaîne, et vous trouverez facilement de bons repas ! Aussitôt le Lion, qui sentait s’accroître son courroux, reprend sa noble fierté, et poussant un sourd rugissement : Retire-toi, lui dit-il ; va tendre ton cou au nœud qui lui sied si bien, et porte ces dures entraves pour apaiser ta faim. Pour moi, qui suis libre dans mon antre dépourvu de tout, si je suis à jeun, du moins puis-je arpenter à mon gré la campagne. ”
