Louis Bertrand,
L’Éternel champ de bataille
“ Plus rien au monde n’existait pour nous : nous en avions, pensions-nous, pour toute notre vie... Et puis un beau soir, comme un hâle accablant pesait sur la campagne et que le village était désert, tout à coup Louis Génin ramassa ses cornouilles sur la marche disjointe de la chapelle, les glissa dans sa poche, et, avec cet air inspiré, qui, pour moi, était irrésistible, il s’élança, en me criant : — « Je m’en vas à la Rue-haut ! » comme on chante : « Le jour de gloire est arrivé ! » Quel accent fit-il passer dans ces simples mots ? ”
