Lucie Cousturier,
Mes inconnus chez eux. Mon amie Fatou…
(1925)
“ Toutefois, la foule, à Kankan, au lieu d'être noire, est tout à fait blanche, aux visages près. Elle est d'aspect aussi plus aristocratique en méprisant la hâte affairée où modeste bien portée chez nous. Les femmes de Kankan que je vois, ne semblent pas penser qu'elles sont dans la rue, mais qu'elles sont chez elles aussi royalement que les astres au ciel. Beaucoup s'avancent, lentes, tout à fait engainées dans des étoffes ; d'autres, par-dessus des casaquins blancs, laissent flotter librement leurs bras hoirs, moirés, souples, ainsi que des écharpes nouées à leur cou. ”
