Résumé

Le socialisme pratique ou le travail et le capital en participation par Carlod… (1880)

Tous les intermédiaires, qu'ils se nomment fonctionnaires, banquiers, industriels ou marchands, donnent au produit une valeur factice; en sorte que plus vous avez d'intermédiaires, plus le capital est cher, plus l'État est concentré ; et plus ses services sont complexes, plus l'écart est grand entre le prix d'un objet quand il sort des mains de l'ouvrier et le prix du même objet quand l'ouvrier veut le racheter, puisque les dépenses d'État sont prélevées sur le travail national.
Source : Gallica

Le socialisme pratique ou le travail et le capital en participation par Carlod… (1880)

Or, on est capitaliste toutes les fois que l'on possède son outillage à un degré quelconque ; quand on peut exercer son industrie sous sa responsabilité personnelle, et que l'on n'est pas absolument soumis à la dépendance directe d'un capital déterminé.
A chaque crise commerciale, à chaque suspension du travail, ouvriers et fabricants se torturent l'esprit pour en découvrir la cause. On accuse la mode, la politique, les traités de commerce, le trop plein de la production ou le déplacement de l'industrie, etc., etc.
Source : Gallica

Le socialisme pratique ou le travail et le capital en participation par Carlod… (1880)

L'épargne, c'est l'immobilisation du capital, et le capital immobilisé est une entrave à la production. Il est vrai que les capitaux, qui autrefois étaient immobilisés dans un grand nombre de mains, sont aujourd'hui ramassés par de grandes Compagnies avec un faible intérêt, lesquelles en font le plus souvent un instrument de spéculation sur les valeurs publiques et les denrées, en sorte que ces opérations, au lieu de servir le producteur, tournent à son détriment en augmentant encore la valeur fictive du produit qui est destiné à sa consommation.
Source : Gallica

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