Résumé

La société (1871)

“ Ces combats s'engagent autour des individualités, elles
nuisent à tout progrès politique et ruinent de toute façon la nation. Les individus sont appelés à tomber, car leur action est paralysée, incomplète ou maladroite, leur énergie et leur temps sont employés à leur propre défense, sans cesse occupés qu'ils sont, pour atteindre un but, de se créer une majorité et de se méfier d'une minorité qui devient insultante et dangereuse. Dieu plus, l'homme qui succombe ainsi a été tellement couvert de blessures morales, qu'il n'est pas possible de l'utiliser dans un poste digne de ses capacités.
”
Source : Gallica

La société (1871)

“ La bonne éducation vaut mieux pour un peuple que la grande instruction. Sans doute l'instruction est indispensable, car les sciences viennent en aide à l'industrie, au commerce, aux arts; elles augmentent donc notre bien-être et nos jouissances ; mais l'instruction sans l'éducation n'améliore pas l'homme au fond, elle ne le rend pas moins brutal dans ses passions, elle ne donne pas de coeur à celui qui en manque, et bien des hommes instruits sont totalement dépourvus de bon sens. ”
Source : Gallica

La société (1871)

“ Enfin le capital semble trop souvent destiné à payer un luxe grossier et abject. Après avoir envisagé les dangers du relâchement des moeurs, des puritains, des misanthropes se sont récriés contre le luxe sous toutes ses formes et l'ont cru incompatible avec la dignité d'un peuple puissant et sage. C'est de l'exagération, mon cher enfant; une grande nation doit manifester son aisance, sa grandeur, ses qualités sérieuses par un luxe décent, sévère, s'accordant, si considérable qu'il soit, avec l'austérité de son caractère. ”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature