Léon Daudet,
La vie orageuse de Clemenceau
“ Cette paix, que serait-elle avec tous ces alliés enchevêtrés, avec l’Angleterre, avec l’Amérique, avec les jalousies et les luttes intestines ? Clemenceau préférait n’y pas penser à chaque jour suffit sa peine, et ce jour qui allait se lever devait être un des plus joyeux, un des plus beaux de notre Histoire. « Et c’est moi qui préside à cela ! Qui me vaut cet honneur et cette chance ? En quoi ai-je mérité ce bonheur, après lequel on peut mourir...? » L’orgueil absolu, tranchant, dominateur n’était pas le fait du puissant vieillard. L’esprit d’humilité non plus. ”
