Résumé

Arthur Dubois Le 16 Mai à Beaune : impressions d'un électeur (1880)

C'est trop d'honneur, en vérité, c'est trop d'honneur pour moi, chétif, que d'attirer l'attention d'un ministre plénipotentiaire. Car je ne suis rien, Monsieur le Baron, je ne suis rien, pas même conseiller municipal; et, ce qui pis est encore, je ne me sens pas l'ambition de devenir quelque chose.
Mais vous m'accusez d'avoir parlé d'une séance à laquelle je n'assistais pas, d'avoir travesti le sens de vos paroles; et, plus vous avez d'autorité parmi les hommes, moins il m'est permis de me taire, quand vous cherchez à rendre suspecte ma bonne foi.
Source : Gallica

Arthur Dubois Le 16 Mai à Beaune : impressions d'un électeur (1880)

Beaune, le 23 août 1877.
Les messieurs à barbiche et à longues moustaches ne perdent point leur temps : le café, le cabaret, même la diligence, tout leur est bon comme terrain de manoeuvres.
« Surtout, point de zèle! » — recommandait jadis à tous les gens qu'il employait, l'abbé-diplomate qui fit si bien son chemin sous le premier empire. « Surtout, point de zèle! »
Cette formule est vieillie, sans doute, et passablement démodée ; car les moindres agents de ces messieurs font du zèle, du zèle, tant de zèle, que les plus naïfs des électeurs commencent à montrer de la défiance.
Source : Gallica

Arthur Dubois Le 16 Mai à Beaune : impressions d'un électeur (1880)

Dites que vous ne briguez pas nos suffrages; dites que vous n'êtes point le futur candidat gouvernemental que nous réservent les élections prochaines ; dites-le simplement : votre parole de gentilhomme suffira pour dissiper l'équivoque dans laquelle vous vous débattez en vain ; et nous irons écouter avec reconnaissance les utiles conférences que vous inspirera votre attachement pour notre Bourgogne bien-aimée ; et nos applaudissements ne vous seront point marchandés. Daignez agréer, Monsieur le Baron, l'assurance de mes respectueux sentiments.
Source : Gallica

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